des différentes sociétés
La plupart d’entre elles valorisent la sensation de satiété rapidement obtenue et le sentiment de plénitude qu’elle engendre au cours de la digestion. Les Béarnais disent être « hart », les Massa du Cameroun « Hope hopy ya », ce qui se traduit par être totalement rempli de nourriture. Dans ce cas le plaisir naît de l’expérience partagée et de sa communication par la parole
D’autres cultures, comme la notre, favorisent l’aspect gustatif. C’est le goût de l’aliment, sa saveur, qui va nous procurer du plaisir.
Certaines civilisation favorisent la texture de l’aliment.
Les Japonais, qui n’ont pas l’habitude des odeurs et des saveurs fortes, ont un régime alimentaire tourné vers les produits de la mer, aux goûts plus subtils que les produits carnés, presque insipides, avec quelques notes iodées et marines. Sushi et surimi sont des mets plutôt fades dont on relève le goût à l’aide de sauce soja. Les Japonais privilégient la texture sur le goût.
C’est le spectacle de la table, celle-ci peut être chargée de fleurs, de mets plus décorés les uns que les autres, comme par exemple dans l’ancien temps les gibiers présentés dans leurs poils et leurs plumes. Une table et une assiette bien présentées sont un plaisir pour les yeux.
La convivialité et les repas de fête sont essentiels pour lier un groupe. En France, ces grand repas existent toujours lors des mariages, dans d’autres pays comme en Corée, ils sont l’occasion de rendre hommages aux morts. Dans tous les cas ils permettent une plus grande cohésion de la société.
Le plaisir du luxe est aussi important. Le plaisir venant surtout du fait que le met est rare et cher, comme le caviar.
Enfin, la prise de risque est aussi à l’origine du plaisir comme le montre l’attirance des japonais pour un poisson nommé "fugu".
Le fugu est un met rare, cher, typiquement japonais. Il peut conduire au paroxysme du plaisir comme à celui de la douleur. Ses ovaires contiennent un poison mortel qui le rend théoriquement impropre à la consommation. Mais certains spécialistes savent procéder à l’ablation de ces organes grâce à une technique complexe.
Le « goût caché » du fugu, tant recherché par les gourmets, tient au risque mortel encouru à chaque bouchée, car la chair du poisson en elle-même est plutôt fade.
Chaque année des milliers de japonais et de touristes risquent leur vie pour vibrer au contact de délicates autant qu’indescriptibles saveurs
http://www.inapg.inra.fr/saveurs/html/plaisirs.htm
Et sur le fugu, le poisson le plus moche que j’ai jamais vu
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Un toadfish (POISSON CRAPAUD) monstrueux. Ils ne se mangent pas mais les japonais en raffolent, un cuisinier specialement formé, doit le préparer et le servir en sushi (fugu) , il doit lever les filets sans couper plusieurs glandes qui contiennent une toxine mortelle, et malgré toute leur expertise un centaine de personnes meurent au Japon chaque année après avoir manger du fugu.
Tags : Gastronomie Fugu
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